Burn out, et si vous étiez un Haut Potentiel (ou encore : HPI, zèbres, surdoués etc.) ?

Zèbre


Et si votre burn out était lié à la façon dont votre cerveau fonctionne ? Dans cette interview de Sandra du blog EfferveScience, nous abordons le sujet du Haut Potentiel Intellectuel (HPI) et du burn out. Pourquoi les HPI seraient plus sujets à l’épuisement professionnel que les autres ? En quoi le fait de ne pas avoir conscience de son fonctionnement atypique est un handicap ? Que faire si on se reconnaît dans le profil du HPI ? Pour en savoir plus, lisez cet article.

Cet article prend une forme nouvelle sur PartageTonBurnOut, puisque c’est une interview vidéo que je vous propose. L’occasion de nous voir « en vrai ». Mais pour ceux qui préfèrent lire, rassurez-vous, j’ai prévu un résumé en mots.


QU’EST-CE QUE LA DOUANCE ?

Les termes haut potentiel, zèbres, HPI, HPE, surdoués font tous référence à la même chose : la douance. Les individus HPI ont un cerveau qui fonctionne différemment et plus rapidement que la majorité des personnes.


QUI EST SANDRA ?

« La pédagogie pour épée, l’humour comme bouclier »

Sandra est une zèbre (HPI). Je l’ai rencontrée pour la première fois lors du congrès de la douanceElle a décidé de prendre pour mission de sensibiliser au burn out à travers des outils ludiques et “pédagogeek”.


L’INTERVIEW : LES ZEBRES ET LE BURN OUT

Référence : Le mémoire de Gérald Maes dont parle Sandra : “Les impacts possibles de la non-détection des personnes à Haut-Potentiel Intellectuel durant leur enfance et le risque de burn-out à l’âge adulte”.

Son site web pour le contacter : http://www.curateipsum.be/index.html


POURQUOI EST-CE QUE LES HAUTS POTENTIELS SERAIENT-ILS PLUS SUJETS AU BURN OUT ?

  • Un fonctionnement cérébral plus efficace, mais plus fatigant : les idées sont plus nombreuses, vont plus vite (on prend souvent l’image de la fibre vs ADSL)
  • Une facilité à faire les choses qui génère un syndrome de l’imposteur et pousse le HPI à en faire plus que les autres. Conséquences : tendance au cumul de poste, en faire plus que demandé, perfectionnisme, surinvestissement…
  • Un sentiment de décalage avec les collègues qui génère un besoin de sur-adaptation pour s’intégrer dans le groupe. Ce « masque de normalité » crée un stress et une fatigue supplémentaires.

A savoir : Il n’y a pas encore d’étude qui prouvent clairement qu’il y ait plus de risque de faire un burn out quand on est un “haut potentiel”, bien que de premières études commencent à sortir. En revanche, les observations des chercheurs, coachs et thérapeutes spécialisés dans le domaine montrent que, du fait des paramètres ci-dessus, les hauts potentiels seront les premiers à tomber dans un environnement toxique.

«En quelque sorte le HPI est un indicateur de bonne santé de l’entreprise»

Il est donc utile de se demander quand on a vécu un burn out, si l’on n’aurait pas un fonctionnement atypique.


LES CARACTERISTIQUES DES HAUTS POTENTIELS

Les caractéristiques comportementales des HPI :

  • Penser vite : les idées fusent, avoir l’impression que les réunions vont lentement
  • La pensée en arborescence : pensées qui vont dans toutes les directions
  • Hypersensibilité sensorielle : bruits, odeurs, luminosité, toucher (habits qui grattent) etc.
  • Personnes autodidactes, Tendance à cumuler les projets et les centres d’intérêts
  • Sentiment de décalage avec le groupe
  • Dans l’enfance : sentiment de décalage avec les autres enfants et d’éducation qui va lentement ou qui ne fait pas sens (études faciles ou à l’inverse échec scolaire)

Quel est l’intérêt de savoir si on est haut potentiel ? ET EN QUOI CELA PRESERVE-T’IL DU BURN OUT ?

Le fait de ne pas savoir que l’on est zèbre crée un stress supplémentaire du fait de l’incompréhension de la différence avec le groupe. De plus connaître son fonctionnement atypique et ses failles potentielles permet de se protéger en amont.


POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE HAUT POTENTIEL ET LE BURN OUT

Des blogs pour explorer :

Des livres pour commencer SUR LA DOUANCE :

Les tests de psychométriques (tests de QI notamment) :

Des tests permettent de poser un diagnostic sur la douance chez l’adulte le WAIS. Par contre, Sandra nous met en garde sur le fait de ne pas se précipiter sur le passage d’un test juste après un épuisement professionnel. En effet, le burn out a des effets néfastes sur notre cerveau (mémoire, capacité de réflexion etc.), ce qui fausserait le test. Le conseil est donc de se focaliser sur les éléments comportementaux décrits ci-dessus dans un premier temps.


LES CONSEILS AUX PERSONNES AYANT VECU UN BURN OUT ET S’INTERROGEANT SUR LEUR HAUT POTENTIEL

  • Être plus aligné avec soi en se connaissant mieux et en arrêtant de porter un masque de normalité
  • Accepter de se faire plaisir dans ce que l’on fait et prendre soin de soi

Le conseil de Sandra : « Mettre du JE(U) »

Pour (ré)apprendre à prendre soin de vous et vous faire plaisir (mettre du JEU), téléchargez le ebook gratuit 21 jours pour prendre soin de soi

Pour explorer un peu plus l’importance de prendre sa place (et mettre du JE), lisez cet article inspiré d’une histoire vraie qui porte à réfléchir : savoir prendre sa place


BONUS : LE TEMOIGNAGE DE SANDRA SUR SA TRILOGIE DE BURN OUTS

Pour aller plus loin, une vidéo bonus où j’interroge Sandra sur sa trilogie de burn outs.

Qu’est-ce qui fait qu’elle est passée par trois burn outs ? En quoi le fait de connaître très bien (scientifiquement) le phénomène du burn out ne suffit pas pour s’arrêter à temps ? En quoi le coaching lui a-t-il permis de mieux se connaître et de mieux comprendre ce qui fait qu’elle n’arrêtait pas le cercle vicieux à temps ?


CONCLUSION

Et vous, vous reconnaissez VOUS dans ces profils ? Vous vous dîtes qu’il est possible que vous soyez concerné ?

  • N’hésitez pas aller explorer le sujet pour en savoir plus et vous faire votre propre idée (les ressources citées ci-dessus ou le congrès Douance).
  • Connectez-vous à des personnes hauts potentiels pour échanger avec elles (dans votre entourage ou sur des blogs ou groupes Facebook dédiés). Si vous souhaitez en parler avec un thérapeute, assurez-vous que la personne connaisse bien la douance auparavant.

Pour aller plus loin :

Vous pensez à un ami, collègue, parent ?

Vous avez aimé ? N’hésitez pas à laisser un message, liker, partager de façon à ce que d’autres puissent découvrir ce blog et en bénéficier eux aussi…

Photos : pixabay : Alexas_fotos

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6 réflexions sur « Burn out, et si vous étiez un Haut Potentiel (ou encore : HPI, zèbres, surdoués etc.) ? »

  1. Holala je me reconnais trop dans la description que tu en fait j’ai actuellement 5 projets en cours et je vois mais amis bien ancrer dans la normalité ils sont géniaux mais ce n’est pas toujours facile d’échanger car nous vivons des choses très différentes . En plus de sa je n’arrive plus a ne faire qu’une chose à la fois je fais mes loisirs et mon travail quasi en même temps je n’arrive plus trop à cloisonner de plus a vrai dire je ne sais pas quoi faire juste pour me détendre à part voir mes amis…

  2. Article très intéressant! Merci beaucoup.
    As-tu une notion de “pourcentage” de la population concerné par ces profils atypiques? J’ai l’impression que ce ne sont pas des cas si isolés que ça… Il faudrait vraiment donner l’opportunité de détecter ces profils le plus tôt possibles.

    • Bonjour Aurélie.
      Pour les chiffres de la douance, on parle souvent de 2% à 3% de la population en France.
      Par contre on remarque que les hauts potentiels ont tendance à se « regrouper ». Ils se sentent bien entre eux. Du coup du point de vue d un individu, l observation peut être totalement différente.

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