Les conséquences d’un burn out non diagnostiqué – témoignage de Gladys

refuser de voir


Aujourd’hui, Gladys* est art-thérapeute. Mais avant elle a été avocate, enseignante et juriste. Des burn outs, elle en a vécu 2. Dans cette interview, elle nous dira : « Il y a surement des chefs très bien, mais moi je n’en ai pas rencontrés ». Pourtant ses changements de postes ont toujours commencé par de la passion, de la joie, de l’espoir. Et au bout d’un moment le rêve finissait par mal tourner. Alors Gladys prenait ses responsabilités et son courage à deux mains et changeait d’employeur ou de métier. Mais à force de rebondir et de ne pas voir les choses en face, elle a fini par perdre la vue. Pour comprendre les conséquences d’un burn out non diagnostiqué, lisez cet article.

Comment les burn outs sont arrivés successivement dans sa vie ? Comment le fait de ne soigner que les symptômes physiques sans prendre en compte l’épuisement professionnel a causé des dommages irréversibles ? Mais aussi comment a-t-elle fait pour rebondir ?

Voici son histoire….


1- PTB : Bonjour Gladys, peux-tu nous dire comment le burn out est entré dans ta vie ?

QUAND LE BURN OUT N’EST PAS DIAGNOSITIQUE

En fait, je pense que j’ai fait 2 burn outs mais le premier n’a pas été diagnostiqué comme tel. En 2005, ce n’était pas aussi reconnu qu’aujourd’hui.

J’ai quitté le métier d’avocate après avoir pleuré tous les jours en allant au travail. A l’époque je n’avais pas fait de psychothérapie. Je pensais que c’était de la faiblesse et que je n’étais simplement pas faite pour le métier d’avocat. Dans mon esprit, le problème venait de moi. Je suis donc devenue enseignante en droit.

LE BURN OUT, UNE HISTOIRE DE PASSION ?

bureau

Puis, au bout de 2 ans, des postes de juristes en droit social ont commencé à s’ouvrir dans des cabinets comptables. C’était ce que j’avais eu envie de faire depuis toujours. J’ai vécu une aventure extraordinaire. Le métier venait d’être créé et je l’accompagnais depuis le début. C’est pourquoi cela a été un véritable crève-cœur de quitter ce métier-là.

LES CAUSES DU BURN OUT : LA CHARGE DE TRAVAIL, LE MANQUE DE RECONNAISSANCE, L’ABSENCE D’ECOUTE DES ALERTES REMONTEES

Nous étions deux à ce poste et nous avions tout à créer. Très vite, la charge de travail est devenue de plus en plus lourde. Nous avions plusieurs casquettes : juriste du droit de la paie, en droit social, de la protection du travail, formatrices en internes, formatrices en externes, auditrices. Même à deux nous étions débordées.

Notre manager a changé en 2012. J’ai donc entrepris d’expliquer les soucis de charge et le besoin d’embaucher une troisième personne auprès du nouveau responsable. Je voulais aussi que mon poste et mon salaire soient revus. Etant entrée comme agent de maîtrise et non comme cadre, j’étais payée 30% de moins que les autres juristes en France. Mais comme j’étais passionnée, cela n’avait pas entravé mon travail jusque-là.

A force de persévérance, j’ai eu le droit de rencontrer le directeur régional pour expliciter ma demande. Cela m’a permis d’être promue cadre avec 8% d’augmentation. Mais j’étais toujours payée 20% de moins que les autres.

Mon chef m’avait alors dit : « Gladys, tu es un peu trop émotive ».

Et moi j’avais envie de leur répondre « travaillez comme je travaille pour 30% de moins que les autres et vous verrez s’il n’y a pas un peu d’émotion ! ». Mais cette remarque m’avait marquée et je pensais encore que c’était moi qui ne faisais pas bien. A partir de ce moment-là, dès que je remontais quelque chose, mon manager me rétorquait « tu es trop émotive ». Et moi j’actais.

“JE ME SENTAIS RESPONSABLE” : CE TRAIT PARTICULIER DES BURNOUTES

Au bout d’un moment, ma collègue, qui n’en pouvait plus, a décidé de partir. J’ai donc repris son poste.

Un peu plus taalcoolrd, Nous avons embauché un salarié qui s’avérera être alcoolique. Je l’avais identifié et j’avais prévenu mon manager, la médecine du travail. Mais personne ne faisait rien. C’est moi qui devais rattraper les erreurs qu’il faisait et gérer la colère des autres collègues. J’ai travaillé parfois jusqu’à 3h du matin.

C’est à ce moment-là que j’ai été voir une psychologue du travail : Arlette Janssens. Mon but était de mieux comprendre l’entreprise.

Je lui ai dit « à chaque fois que je dis quelque chose, on me répond que je suis trop émotive, donc c’est que je dois parler femme. Je veux apprendre à parler homme pour me faire entendre ».

Comme je n’étais pas écoutée, et que j’étais soi-disant « trop émotive », j’ai monté un dossier pour expliquer de façon factuelle les problèmes qu’engendraient les comportements de mon collègue. Ce qui était compliqué pour moi, c’était quand mes collègues venaient se plaindre dans mon bureau, je me sentais responsable. Ce collègue était juriste, comme moi et en plus, j’avais participé à son recrutement.

“MON MANAGER ETAIT INCAPABLE DE GERER LA SITUATION”

En parallèle, je prenais beaucoup d’ampleur. Je commençais avoir une vision globale des choses. Je prenais conscience que mon manager était en train de se planter.

Au retour des vacances j’ai présenté le dossier et mon manager m’a répondu : « tu es trop émotive, ce n’est pas significatif. Mais je vais quand même me renseigner. »

Pour moi ce jour-là, j’ai perdu totalement confiance en lui. Déjà je pensais qu’il n’avait pas de vision globale, et ne comprenait pas les enjeux du monde du travail aujourd’hui, mais là, même sur une vision rétrécie, il ne bougeait pas.

Et c’est là que j’ai compris qu’être chef ce n’est pas quand tout va bien. On se révèle être chef quand quelque chose va mal et qu’on doit gérer un problème.

Indépendamment de cela, il y avait une mutation technologique à faire. On avait des soucis informatiques et tout le service était mis à mal à cause de cela.

LES PREMIERS SYMPTOMES DU BURN OUT : LE JOUR OU LE VOILE EST TOMBE SUR MES YEUX

Au final ce collègue est parti, mais ce n’est pas grâce à mon manager. Le directeur régional m’a convoquée et m’a demandé si oui ou non on devait se séparer de lui. Il m’a dit « Alors Gladys, est-ce qu’on appuie sur le bouton ? ». Mon chef était là, mais il n’avait pas pris de décision. Et là je me suis dit que je n’avais pas le choix parce que pour gérer quelqu’un d’alcoolique j’estimais qu’il fallait avoir du courage et là en l’occurrence je constatais que mon chef n’en avait pas.voile-sur-les-yeux

A partir de là, mes problèmes de vue ont commencé. Un voile est apparu sur mes yeux. J’ai été voir mon ophtalmo qui me disait que ce n’était que du stress.

J’ai été arrêtée quelques jours. C’était les ponts du mois de mai. J’ai fait une lettre aux RH pour expliquer ce qui m’arrivait puisque j’avais été alertée par la psychologue du travail qui me suivait. J’ai aussi mentionné de nouveau mon problème de salaire. C’était une belle lettre, factuelle, digne de l’avocate de que j’avais été. Et ils m’ont donné l’augmentation que je demandais. Mais ils n’ont pas pris en compte le reste. Plus tard quand j’en ai reparlé, la responsable RH m’a dit que je m’étais exprimée de façon tellement froide et “sans émotionnel” qu’ils ne pensaient pas que c’était important.

Au final il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

ET PUIS TOUT EST PARTI EN VRILLE

A mois de novembre suivant il y a eu les attentats du Bataclan. La moitié du service partait ce week-end là en formation à Paris : le lendemain de l’attentat. Ce n’était que des jeunes qui n’avaient jamais mis les pieds à Paris. Et pour moi ce n’était pas envisageable de les envoyer dans ces conditions. J’ai donc appelé chaque personne de mon équipe, une par une, pour leur dire que si elles ne souhaitaient pas y aller, je le comprendrais. L’une d’elle m’a demandé ce qu’il fallait dire aux autres. J’ai répondu que je n’étais pas leur responsable et j’ai transmis le numéro professionnel de notre manager. J’ai été jusqu’à chercher dans les pages jaunes pour trouver les numéros, appeler les parents etc. C’était un samedi matin, je me suis démenée toute la journée. Et il y a une personne que j’ai oubliée.

Elle nous a fait un esclandre le lundi parce qu’on l’avait oubliée. Cela a créé un conflit avec mon manager qui a fini par penser que je voulais prendre sa place. Tout est parti en vrille.

JE M’ARRACHAIS A UN METIER QUI ME PASSONNAIT

Le week-end suivant, il y avait une offre de juriste dans une autre cabinet et j’ai postulé. En deux semaines, j’étais embauchée. Ce qui m’a poussé à partir c’était ce manager qui ne prenait pas ses responsabilités et l’équipe encadrante qui ne réagissait pas. Pourtant je m’arrachais à un métier qui me passionnait.

Là j’ai eu un scotome dans chaque œil : mon nerf optique se détachait petit à petit de mon œil. C’est pour cela que j’avais comme un voile devant les yeux.

Donc moi je me déchirais en même temps que mon nerf optique se déchirait.

ILS MANAGEAIENT PAR LA PEUR, L’HUMILIATION ET LA DEMOLITION

J’ai teharcèlementnu un an dans ce nouveau cabinet. Ils manageaient par la peur, l’humiliation et la démolition. Et ce qui était terrible c’est que tout le monde le savait. Quand j’en ai discuté ensuite avec les mutuelles, les prévoyances on m’a dit, « vous êtes allée là, mais vous auriez dû nous le dire, on vous aurait dit de ne jamais y aller. Ils sont connus comme le loup blanc : on tire d’abord et on parle si vous vous relevez ».

Ce jour-là, j’avais fait remonter un risque psychosocial. J’ai été convoquée par la direction.

J’ai pris une telle agression que je suis tombée au sol en sortant de la réunion. Mais jambes ont été coupées d’un coup. Une collègue m’a relevée et m’a dit « Gladys, ne t’inquiète pas, il y a quelques mois, une autre femme a été convoquée dans le bureau et elle a vomi sur sa table tellement le choc était violent. »

LES CONSEQUENCES DU BURN OUT : J’ETAIS DEVENUE MALVOYANTE

Entre temps les diagnostics étaient tombés. J’étais devenue malvoyante et de manière irréversible. J’avais déjà 50% de handicap. On ne m’avait pas dit que j’avais le droit de me mettre en arrêt maladie pour préserver mes yeux. J’avais donc continué à me griller les yeux pendant ce temps-là.

Le médecin m’a proposé d’adapter mon poste pour que je puisse reposer mes yeux. Et là je lui ai dit « NON ! Je ne peux plus travailler en entreprise. Il y a surement des chefs très bien, mais moi je n’en ai pas rencontrés. Cela suffit. ». J’étais consciente que pour beaucoup de salariés, la première source de nuisance était leurs chefs. Le manque de prise de responsabilité et de vision. Qu’il ait peur pour sa place et ne s’implique pas pour ceux qui travaillent dans son équipe. Etc.

LA DECOMPRESSION APRES BURN OUT

Le jour où mon contrat s’est terminé, je me suis effondrée. Une diplopie est arrivée, donc je me suis mise à voire double. Mon cerveau a enregistré la somme de mes problèmes oculaires comme un danger et a déclenché un mécanisme de protection : nystagmus, ce sont des balayages de l’œil incontrôlés. Et maintenant j’ai un œil qui bouge de gauche à droite et un œil qui bouge de haut en bas.

En fait en deux ans, toutes les sphères de la vision ont été atteintes.

Cela a commencé le jour où mon collègue alcoolique a été licencié. Cette nuit-là, j’avais l’impression d’avoir été foudroyée et j’avais perdu la vue. Mais il n’y a pas de trace physique de ce foudroiement.

Pour les médecins, ce qui m’arrive est incompréhensible, il n’y a pas d’éléments médicaux tangibles qui expliquent ce qui s’est passé. Ils ne font pas le lien entre mes problèmes de vue et ce que j’ai vécu dans le monde du travail. Alors que pour les professionnels paramédicaux (psychologues, kinésithérapeutes, psychomotriciens etc.), c’est évident.

Aujourd’hui on veut me mettre sous neuroleptique, et je ne veux pas, parce que je sais que ce n’est que soigner les symptômes et pas rechercher la source du problème.

REBONDIR APRES LE BURN OUT EN CREANT SON ENTREPRISE

art thérapeuteJ’avais commencé une formation d’art-thérapeute depuis un an. J’ai donc décidé de créer mon entreprise. Et je continuais à m’épuiser. Je n’avais pas beaucoup de clients, donc ce n’était pas la charge de travail qui m’épuisait. C’était ce que j’avais vécu. Et depuis tout lâche, j’ai fait 3 inflammations oculaires, je n’arrête pas d’être malade, j’ai des accidents, je m’écroule…

Je ne peux pas être en arrêt maladie parce que j’ai quitté l’entreprise qui a généré le burn out. Je n’entre plus dans les cases au niveau médical. C’est en fait un burn out qui s’éternise dont je n’arrive pas à récupérer. Il ne me reste plus qu’un mois d’allocation chômage et mon activité d’art-thérapeute n’a pas encore décollé, je vais donc devoir rechercher de nouveau un poste salarié complémentaire. Cela signifie qu’il va falloir que je travaille beaucoup ma notion de chef.


2- PTB : Est-ce qu’à part les problèmes de vision tu as identifié d’autres symptômes qui auraient tu t’alerter ?

Non je ne crois pas. Je pratique le yoga depuis l’âge de 23 ans, je sortais en nature toutes les semaines, cela se passait bien dans ma famille, je faisais du sport, je voyais des amis. Donc à part éventuellement un peu d’irritabilité, je n’ai pas vu de symptômes. Donc je dirais que cela ne suffit pas de sortir, de faire du sport quand on est dans un environnement toxique.


3- PTB : Comment as-tu fait pour te relever ?

L’AMOUR COMME PORTE DE SORTIE DU BURN OUT

amourJe suis une personne croyante et mettre de l’amour dans mon travail, c’était important spirituellement pour moi. Le choc que j’ai vécu au travail, qui m’a fait perdre ma vue, était tout autant spirituel que physiologique. J’ai été très en colère contre ce chef qui ne faisait rien face à ce collègue alcoolique. Et je m’en suis beaucoup voulu d’être en colère car je n’étais pas dans l’Amour. Tout mon chemin depuis que j’ai quitté le monde de l’entreprise est spirituel.

C’est grâce à la foi, l’art-thérapie et la psychothérapie que j’arrive à me relever. Mon fil directeur est l’Amour. Cet amour que j’avais perdu envers les autres et envers moi-même. Je me haïssais d’avoir été dans cette colère et d’avoir été aussi faible car je pensais au début que c’était à cause de moi.

LE CHEMIN DU DRAGON

Ce chemin a changé ma vie. Dans cette épreuve, je me suis retirée du monde et j’ai été au bout du bout de moi, de mes ténèbres. J’ai choisi le chemin du dragon comme on le dit en médecine chinoise. Je me suis entièrement déconstruite. J’en ressors avec une vision du monde complètement nouvelle, beaucoup plus belle. J’ai maintenant un apaisement intérieur.


4- PTB : Quel conseil donnerais-tu à une personne en burn in ?

FINALEMENT, EST-CE QUE LE BURN OUT DOIT ETRE EVITE ?

Aujourd’hui je me demande si le burn out doit-être évité. Si une personne est sur la voie du burn out, quelque part, il faut trouver une raison pour changer. Moi je fais partie des personnes qui ont pris les choses en main quand elles se sont pris un mur. Est-ce que j’ai envie de revenir à ma vie d’avant ? certainement pas ! Pourtant mon métier m’a passionné. L’épuisement professionnel a été pour moi un véritable tremplin pour me poser les bonnes questions par rapport à moi, aller au bout de moi-même et remonter avec la vraie personne que je suis. Evidemment l’égo en prend un coup et la souffrance est immense.

Aujourd’hui, j’ai un discours mitigé par rapport au burn out. Ce que j’ai vécu pendant deux ans est finalement une bénédiction de la vie. Je l’ai d’ailleurs mis dans un livre que je viens de publier : « burn out, chemin d’amour, chemin de spiritualité ». Je pense que même avec du développement personnel, je n’aurai pas réussi à arriver là où j’en suis, si je n’avais pas souffert d’une perte de repères complète.

Quand on n’a plus de direction, la seule chose qui nous reste c’est notre centre. Tout ce à quoi on pourrait s’accrocher est tombé. En fait on n’a plus peur de rien quand on est en burn out. C’est un peu comme une mort symbolique. Avec le burn out, on perd une des principales choses qu’on a appris quand on était enfant « Quand tu seras grand tu travailleras et tu gagneras ta vie ». C’est alors le bon moment pour aller chercher ce que l’on a en nous.

NE CULPABILISEZ PAS

Evidemment se rendre malade comme je me suis rendue malade ce n’est peut-être pas utile. Arrêtez-vous avant.

Demandez-vous « Est-ce vraiment utile d’aller au bout du burn out ? si non, arrêtez-vous avant ! si oui, et bien allez-y, lâchez prise et ne culpabilisez pas. Dîtes-vous que c’était juste nécessaire. ».

En parallèle, il est aussi indispensable que les entreprises travaillent à devenir plus humaines. Parce que quand on dit que ce sont les personnes qui ne remontent pas les problèmes, c’est faux ! Dans mon histoire je n’ai pas arrêté d’informer, de façon émotionnelle, de façon factuelle et cela n’a rien changé. Dans le burn out, la responsabilité est partagée à 50/50. Le salarié peut faire autant d’effort qu’il veut si l’employeur n’en fait pas, cela ne fonctionne pas. Donc surtout ne culpabilisez pas si cela vous arrive.

SOYEZ LUCIDES

Le dernier conseil que je donnerais serait celui-là : soyez lucide ! Mais si à un moment donné il faut lâcher prise, faites-le. Nous sommes dans une société qui permet d’être en arrêt maladie ou au chômage pour devenir la personne que l’on est. C’est une chance finalement.

livreAujourd’hui je suis bien avec la personne que je suis. Je suis en train d’écrire mon deuxième livre, j’écris des chroniques, des romans, je vis des expériences incroyables, je rencontre des personnes formidables. Pourquoi est-ce que je regretterai ce qui s’est passé ? Même si mon état physique me rappelle tous les jours que je me suis vraiment bien fait du mal.


CONCLUSION

Aujourd’hui, Gladys est art-thérapeute et utilise l’art-thérapie évolutive et philothérapie. Elle accompagne les personnes grâce au dessin à s’aimer, se pardonner et trouver l’harmonie. Pour en savoir plus sur ce qu’elle propose : vous pouvez visiter son site.

Pour découvrir ses écrits :

Si vous souhaitez lire d’autres témoignages de burnoutés, vous pouvez lire :

D’autres articles sur la résilience :

Pour en savoir plus sur le burn out :

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(*) les prénoms ont été changés

photos : Pixabay : StockSnap, StartupStockPhotos, MabelAmber, Anemone123, mohamed_hassan, Ben Kerckx, cocoparisienne

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6 réflexions sur « Les conséquences d’un burn out non diagnostiqué – témoignage de Gladys »

  1. Merci pour cet article très complet. Je pense que beaucoup de gens vont se reconnaitre. Moi-même dans mon ancien travail je n’avais jamais de reconnaissance, un faible salaire, et une grosse charge de travail… Je me répétais : il faut que je tienne. Et mon dos s’est bloqué au point que je ne pouvais plus marcher ! Depuis j’ai arrêté, et je n’ai plus de problème de dos, même si parfois je sens la douleur revenir légèrement, elle repart aussitôt.
    Comme tu le dis, souvent nous culpabilisons, nous avons l’impression de ne pas être à la hauteur… Mais la meilleure façon d’être courageux n’est pas de rester dans une entreprise qui nous maltraite et subir, c’est de dire stop et partir avant que les problèmes de s’aggravent.

    • Merci Auriane pour ton commentaire.
      Et oui être fort, ce n’est pas endurer plus, c’est aussi savoir dire NON et sortir d’une situation qui nous fait nous mal.
      a bientôt sur PartageTonBurnOut.fr

  2. Incroyable ce témoignage, merci pour le partage et bravo pour la force 😉
    Quand j’ai décidé de faire une rupture conventionnelle il y a presque deux ans, j’ai fait l’autruche. Je ne voulais pas faire partie de la brouette de burn out, une histoire d’ego sûrement, cette obstination à vouloir toujours être forte.
    Pourtant, ce qui a précipité ma décision a été un problème de santé qui m’a foudroyé sur place, sans réelle explication médicale. Je me suis retrouvée allongée par terre devant mon bureau sans pouvoir bouger: je venais de déclencher un lumbago et une sciatique des deux côtés en même temps. J’ai mis 6 mois à réapprendre à marcher.
    Avec le recul, je me rend compte que tout ça était lié, mais il m’a fallu beaucoup de temps pour l’accepter. Aujourd’hui je suis dans la même situation, en fin de droits avec une activité qui ne me permet pas encore de vivre et une obligation de retourner dans un cadre entreprise qui me terrorise.
    J’ai lu ce matin que l’OMS a enfin reconnu le burn out comme maladie professionnelle. Espérons que cela éveillera quelques consciences.
    Merci encore pour cet article 😉

    • Bonjour Elodie,
      Merci pour votre témoignage. Oui c’est vrai, pas facile d’admettre que l’on n’est pas Wonder Woman. Pourtant, c’est par là qu’il faut en passer pour commencer à aller mieux. Il existe des entreprises où il est possible de s’épanouir sans s’épuiser. Je vous souhaite de trouver une place où vous serez bien.

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