INTERVIEW de KIKKA auteure du livre Je ne te pensais pas si fragile

je ne te pensais pas si fragileJe ne te pensais pas si fragile est un roman d’inspiration autobiographique abordant le burn-out et le harcèlement moral au travail. Kikka auteure du livre, nous en dit plus sur son parcours et son ouvrage dans cette interview. Pour en savoir plus, lisez cet article.

Dans son roman, Je ne te pensais pas si fragile, Kikka nous raconte son parcours depuis la phase d’euphorie, bien avant le burn-out, quand les graines de l’épuisement se sont semées jusqu’à sa chute et la remontée. Dans son roman, elle nous montre comment l’engrenage funeste du burn-out se met en met en place.

Elle nous parle aussi du harcèlement moral et nous en décrit les rouages complexes. Enfin on lit à travers ses mots ce qu’elle a pu mettre en place pour aller mieux et transformer sa vie. C’est un roman prenant très bien écrit que je vous recommande vivement.

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Dans cette interview Kikka nous en dit un peu plus sur son parcours et son roman Je ne te pensais pas si fragile. Vous trouverez un résumé sous cette vidéo.


VOIR L’INTERVIEW DE KIKKA – JE NE TE PENSAIS PAS SI FRAGILE

La vidéo arrive bientôt…. Nous avons des soucis de montage, qu’il faut reprendre ;-(


1- COMMENT LE BURN-OUT EST-IL ARRIVE DANS TA VIE ?

Le burn-out est arrivé progressivement sans que j’en prenne conscience. D’un côté mes conditions de travail se sont dégradées et je me suis surinvestie pour contrebalancer cela. Puis ces efforts que je pensais ponctuels sont devenus constants et petit à petit je me suis épuisée. J’étais très touchée de voir que je ne pouvais plus fournir un travail de qualité du fait de ces conditions.

En parallèle de cela, j’ai subi l’arrivée d’un nouveau PDG qui avait des méthodes de management toxique sur lesquelles j’ai fini par poser un mot : le harcèlement moral


2- COMMENT DEFINIRAIS-TU LE BURN-OUT ?

Dans Je ne te pensais pas si fragile, Kikka écrit :

« Le burn-out est un processus d’accélération qui entraine une sortie de route. Le corps est alors catapulté puis violemment écrasé. La profondeur de l’impact détruit la confiance, l’estime et la dignité. Ce crash mène à la perte de l’identité, la culpabilité ronge l’être. »

Nous portons énormément d’attention au mental et pas suffisamment aux signaux de notre corps qui nous alertent. C’est ma plus grande erreur : ne pas avoir vu les voyants rouges qui étaient tous allumés. C’est l’accélération et le rythme dingue dans lequel nous sommes qui nous empêchent d’écouter ces signaux.

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3- DANS JE NE TE PENSAIS PAS SI FRAGILE, TU DECRIS TOUTES LES GRAINES QUI FAISAIENT DE TOI UNE BONNE CANDIDATE AU BURN-OUT, PEUX-TU NOUS NE DIRE PLUS ?

L’injonction à être fort, le syndrome du bon élève qui a le goût de l’effort, la conscience professionnelle, l’engagement, la loyauté… toutes ces qualités recherchées sont aussi des armes qui peuvent-être utilisées contre-nous même. Dans un cadre bienveillant et soutenant, cela ne pose pas de problème. Mais lorsqu’il n’y a pas d’écoute et que ces qualités sont retournées contre la personne, comme une insuffisance personnelle, il y a danger.

L’hyper-connectivité vient aggraver l’implication de ces personnes car elles ont accès à chaque seconde aux chiffres, aux emails et ne lâchent plus la sphère du travail qui s’invite jusque chez elles. Parce que vous êtes le bon collègue qui répond toujours ou qui fait avancer les actions, c’est qui héritez de tâches urgentes ou compliquées.

Il est donc important de réguler l’organisation du travail car dans tous les cas, cela se retourne contre la personne. Soit parce qu’elle essaie de faire bien tout ce qu’on lui demande et s’épuise, soit parce qu’elle n’y arrive pas et se le voit reproché.

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4- LE BURN-TOUT EST-IL UN PROBLEME DE WONDER WOMAN ?

Dans Je ne te pensais pas si fragile, on peut lire :

« J’étais fière d’incarner la Wonder Woman des temps modernes, qui devait jongler avec les responsabilités, les priorités et la diversité des activités de directrice commerciale, de mère, d’épouse et de femme ».

Le burn-out est-il donc un problème de wonder woman ?

Les femmes ont envie de pouvoir mener toutes ces vies en même temps et on s’attend qu’elles soient parfaites dans chacune d’elles. On attend à tord dans l’entreprise que vous laissiez à la porte de chez vous votre vie personnelle. Mais ce n’est pas si facile que cela. Les deux mondes sont perméables. Notre vie professionnelle impacte notre vie privée et inversement.

J’ai coché toutes cases de la Wonder Woman. Quand je me suis réveillée à l’hôpital psychiatrique, la première question que je me suis posée est « Qu’est-ce que tu as raté ? ». J’avais tout fait parfaitement bien et je me retrouvais épuisée.

L’image de la réussite que l’on nous vend n’est en fait pas réaliste. J’ai donc dû remettre à plat tout ce que j’avais appris dans mon enfance.

Cliquez ici pour en savoir plus sur les femmes et le burn-out


5- QU’EST-CE QU’IL FAIT QUE L’ON SE TROUVE COINCE DANS L’ENGRENAGE DU HARCELEMENT MORAL ?

Dans le harcèlement moral, le collectif disparait du fait d’actions qui viennent diviser les personnes. Il n’y a plus de confiance entre les personnes, il est alors très difficile de pouvoir demander de l’aide.

De plus les actes de harcèlement moral sont souvent faits en tête à tête, il est alors difficile de les dénoncer, puisqu’il n’y a pas de témoin. Quand le harceleur est un hiérarchique, il est d’autant plus compliqué de se rebeller.

Cliquez ici pour avoir des conseils sur le harcèlement moral au travail

Les signaux qui auraient dû m’alerter :

  • Le fait que je passais mes journées à me justifier. Cela veut dire que j’avais perdu mon autonomie. Il y avait un contrôle permanant de ce que je faisais par mon manager.
  • La mise en invisibilité : je n’étais plus être conviée à des réunions de mon périmètre. On m’a demandé d’effacer ma signature des contrats que je signais.
  • Les ordres contradictoires
  • La manipulation avec des informations fausses
  • Le fait que mon travail était usurpé par mon manager

Tout cela, s’imbrique de façon insidieuse, comme je l’explique dans Je ne te pensais pas si fragile.

Pourquoi est-ce que l’on reste face à cela ?

D’abord parce que l’on fini par penser que c’est nous le problème.

De plus dans mon histoire, il y avait aussi la dépendance financière qui est importante. J’avais un niveau de vie et d’emprunt équivalent à mon salaire. Je n’avais ni l’énergie ni le temps pour trouver un nouveau boulot, donc je me trouvais coincée dans mon emploi. J’ai vraiment cru que je n’avais pas le choix.

Et puis je ne voulais pas abandonner mes équipes.

Enfin la peur de l’échec, perdre mon statut social, affronter le regard des autres était difficile pour moi.


6- COMMENT AS-TU FAIT POUR ALLER MIEUX ?

7 propositions de Kikka pour remonter la pente du burn-out

  • S’autoriser à se dire que l’on a le droit pas aller bien
  • S’autoriser à prendre le temps nécessaire
  • Se poser dans un lieu ressource
  • Se faire accompagner par un psychologue spécialiste du geste au travail
  • Se faire accompagner très tôt par un avocat en droit du travail pour connaître ses droits et qualifier les actes qui sont constitutifs du harcèlement moral au travail.
  • Se questionner sur nous et ce qui est essentiel pour nous

Une fois que j’ai été mieux, je suis partie faire une cure ayurvédique en Inde pendant 3 semaines. Les massages thérapeutiques, le yoga, la méditation, l’alimentation, la musicothérapie, le rythme des jours m’a beaucoup aidé. Je me suis reconnectée à mon corps, à mes sens, à mon intériorité.

L’hypnose, la cohérence cardiaque ont été précieuses pour gérer les crises d’angoisse.

L’accès aux soins et aux thérapies alternatives sont très onéreuses. J’aimerais à mon tour contribuer à créer des parcours multidisciplinaires pour accompagner les personnes en burn-out.

Pour conclure je dirais : Ecoutez votre corps, il sait.

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CONCLUSION

Et vous, vous reconnaissez-vous dans l’histoire de Kikka ? Avez-vous envie de lire son histoire ?

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1 réflexion sur « INTERVIEW de KIKKA auteure du livre Je ne te pensais pas si fragile »

  1. Merci pour cet interview. C’est touchant et en même temps, n’ayant jamais travaille en France, ca me fait un peu peur de voir tous ces articles sur le harcèlement au travail.
    Prenez soin de vous!

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